Hong-Kong

Ma condition ne me permet pas de: jouer à la roulette russe d'ouvrir un casino, d'entretenir une relation sexuelle avec Bill Clinton de m'échapper d'une revue de mode d'enfiler des baskets fabriquées en chine. Ma condition m'oblige à peine à bouger le petit doigt à enquêter sur ma concierge à attendre le bus, à relire le règlement me permettant d'accéder au code pénal, à enfiler mes chausset- tes dans le bon sens, à avoir une conversation correcte, à épeler intelligemment les mots « ATTENTION NE BOUGEZ PAS VOUS ETES FILMES «(voix atonale) D'ouvrir un compte en banque, d'escalader les murs, de fumer et de boire avec excès. Je suis un héros de conte populaire. Vendu à 340000 exemplaires l'année je suis le record de vente des grands magasins depuis 40 ans. A la question : Quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV ? Question... Réponse....Si l'on parle de moi à la télé c'est pour dénoncer les excès de.... tendresse de vertu et de haine. Je suis un héros populaire emprunté 3 350 000 fois l'année - Agée de 2O1 ans ; Mon histoire est celle de la répétition. Autant de princes charmants que d'histoires vécues. Je dors plus que je ne vis. J'attends plus que je ne dors. Ma vie ne tient que parce que l'on veut bien m'emprunter. Je suis une histoire à répétition. Je suis la.... répétition, les forêts sont immenses........ les couteaux par milliers........ à moi les remake, les attentats, les coupures de presse les petites vengeances et les grandes jalousies, le prix du calva, les accidents de la route, les cris dans les chaumières. Je suis un rescapé de l'holocauste, je déteste les nains et les pères abusifs j'adore ce qui est laid, je déteste ce qui est beau ! De 30 a 100 kg, mon numéro de sécurité sociale est le vôtre vos désirs sont les miens. J'ai rêvé que je couchais avec Dirk Bogart Sofia Loren Lauren Bacall. Je suis un héros populaire, je vous regarde, vos souvenirs, vos maladresses, vos espoirs, vos railleries. Je suis un héros populaire en voie d'extermination. Je suis l'espoir de milliers d'enfants Le sommeil éternel, les 8 heures trente précises, les repas mal digé- rés les petits suisse écrasés sur le sol, les tartines renversées, les pères et les mères abusifs, les excès de tendresse, la foire du trône, le jardin d'acclimatation, le cours de la bourse, l'espoir de milliers d'en- fants, la survie de million d'adultes ...........Je suis la mémoire de vos ancêtres, l'attraction des peep show. Je suis ce que vous êtes, quand vous pleurez, je pleure..............., Je suis un produit de consommation courante...... Je ? retour - ... à la case départ Miroir, miroir quelle est la plus belle en ce miroir......, qu'elle est la plus belle en ce miroir ... miroir qu'elle est la plus belle en ce miroir ........(quelqu'un vient lui donner un grand coup de pieds, Blanche-Neige crache son morceau de pomme coincé dans sa gorge) , et ça recommence .....................

Blanche-Neige

suite d'actions et de performances,

initiée par Catherine Baÿ

Snow White’s Banquet at the Pompidou Centre - July 2010

Artists invited to Snow White’s Banquet by Laboratoire A235 :
Laurent Friquet, Pascal Lièvre, Tsuneko Taniuchi, Pauline Colonna d’Istria et Florian Gaité, Azzedine Saleck, Christoph Hefti, Le Grand Bizarre, Carole Douillard, Lindaboie, Lea Zitrone, Thierry Mouillé, Robert Kluijver
http://lelaboratoirea235.blogspot.com/

Catherine Baÿ has also produced a video programme based on the video collections of the Pompidou Centre and the Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid (http://art-action.org).

 

Begun in 2002, "Snow White" Project proceeds via a series of performance events. This installation at the Pompidou Centre from 19th to 25th of July 2010 formed a natural extension of the project in the form of a strange Banquet in which some fifteen Snow Whites took part. They made this meal into an accumulation of gestures and movements, somewhere between collective madness, childlike behaviour, and a fairground throwing game. Faced with the passage of time, the movements of these Snow Whites changed, causing shifts of meaning. These Snow Whites had been there for an unknown length of time and ceaselessly repeated the rituals of a meal that never stopped ending. Artists and personalities were invited to share the banquet, creating interconnections between very different worlds. The Banquet set out to bring these worlds face to face with the Pompidou Centre, whose history, architecture and heritage already form part of our collective memory but which is also a place that is open to ongoing creative processes. The Snow Whites, folk tale characters which have become ordinary consumer products, were here at the very heart of the Pompidou Centre; they took possession of the place and invited artists and thinkers to their table in order to ‘consume’ the history of our culture.